Et bien oui, vous êtes certainement doué dans votre domaine et votre business plan l’a démontré, il vous tarde de montrer au monde ou à votre village qui vous êtes… Mais il vous faut maintenant choisir le statut de votre entreprise. Sans ce statut, elle n’existe pas et vous seriez hors-la-loi. Le statut conditionne vos cotisations sociales, vos impôts mais également votre protection sociale et votre responsabilité en cas de dettes.

Il existe de nombreux statuts. Aucun n’est pire ou meilleur qu’un autre. Il s’agit juste d’opter pour celui qui correspond le mieux à votre entreprise, et à votre tempérament.

Dans votre business plan vous avez déjà répondu à de nombreuses questions : serez-vous un entrepreneur individuel ? Avez-vous besoin d’un ou plusieurs associés ? De salariés ? Quels sont vos besoins en termes de financements ? De quels avantages sociaux, de quelles aides souhaitez-vous bénéficier ?
Vous trouverez ci-dessous les statuts les plus courants pour démarrer une activité à son compte.

1. L’entreprise individuelle

Dans ce cas, vous développez votre activité sans associé. Vous bénéficiez de nombreux avantages :
formalités de création d’activité simplifiée, prélèvement libératoire d’impôt sur le revenu, comptabilité des plus basiques se limitant à la tenue d’un livre des recettes et d’un registre des achats.
Néanmoins, vous engagez votre responsabilité illimitée dans votre entreprise à l’exception de la résidence principale insaisissable de plein droit. Vous pouvez étendre cette protection à certains biens immobiliers par le biais d’une déclaration d’insaisissabilité. Enfin, votre rémunération n’est pas déductible du CA de votre entreprise.

2. L’EIRL, Entreprise Individuelle à Responsabilité limitée

Comme dans le cas précédent, vous n’avez pas d’associé. Ce statut repose sur une déclaration d’affectation. Cette formalité limite votre responsabilité au montant des biens affectés à l’exercice de l’activité.
Les bénéfices de votre entreprise seront soumis à l’impôt sur les sociétés.

3. Les sociétés unipersonnelles, la possibilité du statut de la société pour un entrepreneur associé à… lui-même

Vous pouvez opter pour le statut de la société, quand bien même vous seriez seul aux commandes de l’entreprise. Deux possibilités s’offrent à vous l’EURL, Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ou la SASU. Société par Actions Simplifiées Unipersonnelle. Dans les deux cas votre responsabilité est limitée au capital affecté à la création de l’entreprise. Les deux variantes autorisent la transformation de votre société unipersonnelle en SARL et d’augmenter le nombre d’associés en temps voulu.
Vous pourrez aussi ajouter les dividendes à votre rémunération. En EURL, ils seront soumis aux cotisations sociales. Ce ne sera pas le cas en SASU.

4. L’auto-entreprise et la micro-entreprise

Les dernières réformes n’ont laissé que peu de différences entre les deux statuts et plus particulièrement au niveau de la fiscalité de la micro-entreprise. La création de l’activité s’effectue en ligne, en quelque clics. La comptabilité est simplifiée comme le calcul et paiement des charges sociales qui, du reste, seront nuls en cas d’absence de recette. Enfin, vous n’êtes pas soumis à la TVA, tant que votre CA ne dépasse pas certains seuils.

C’est à vous de jouer…

Après la lecture de ces 3 articles, votre type d’entrepreneur, votre business plan et le choix du statut, vous avez à présent suffisamment d’éléments pour étoffer votre réflexion. Cette étape préparatoire est nécessaire, vous l’avez compris mais il ne faut pas non plus qu’elle s’éternise et retarde, voire empêche, votre passage à l’acte. Votre projet est certainement une grande et belle aventure. N’hésitez pas trop longtemps et franchissez le pas.

Pour aller plus loin :

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/N16178
https://www.impots.gouv.fr/portail/international-professionnel/creer-une-entreprise-en-france

Jean Antoine Santiago, rédacteur web

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